Ce temps différent permet aux personnes de se projeter vers un avenir meilleur. Elles sont à nouveau maîtres de leur destin, pendant la préparation du projet et les vacances elles-mêmes. « Pour les personnes atteintes de pathologie grave, cela permet de prendre de la distance avec la maladie », ajoute Monique Lenormant, éducatrice à la cité Le Village.

Ni aidés, ni aidants, juste des vacanciers
Chaque projet est construit avec les participants. Alors que les personnes sont prises en charge dans le cadre de leur hébergement, le projet vacances leur redonne le sens de l’autonomie. A commencer par le droit de faire des économies pour partir, même lorsque l’on ne dispose que de peu de ressources. Les vacances développent aussi la capacité à créer du lien social et amical. Une expérience qui positionne la relation d’une manière différente, puisqu’il n’y a plus d’aidés ni d’aidants.

Préserver sa santé, développer les liens
Au Foyer Jean Rodhain, accueillant des personnes souffrant de graves handicap, à Bourges, 6 résidents sont partis à la montagne, dans le Cantal, « pour respirer » et pratiquer des activités sportives différentes de celles vécues dans l’institution. Frédéric raconte : « le ski de fond m’a beaucoup plu, tout comme la patinoire et le téléphérique ». Florian a beaucoup apprécié le gîte, les repas et surtout le chocolat chaud après les ballades en raquette Favoriser leur bonne santé en pratiquant de nouvelles activités physiques et développer les liens sociaux est une priorité pour l’équipe. « Ils ont déjà hâte de repartir et prévoient prochainement un périple en péniche », confirme-t’elle.

Oser partir en vacances
Les résidents, familles et personnes isolées vivant au sein d’appartement de coordination thérapeutique de la cité le Village, ont décidé de partir en week end au Mont-Saint-Michel. Animés par le désir de partager des moments privilégiés ensemble, ils ont monté ce projet. Certaines craintes étaient présentes : « Je n’ai pas les moyens et je suis malade », « est-ce que j’aurais toujours ma place en hébergement si je pars en vacances ? ». Mais voilà, le désir, soutenu par les travailleurs sociaux, a été le plus fort. Alors, osez, osons, redevenons des adultes qui décident !
Aurélie Geay
Contact : caroline.klein@acsc.asso.fr ou les référents vacances dans les Cités