Le but est de proposer à chaque résident un accompagnement personnalisé qui favorise l’autonomie. Les activités proposées répondent à une structuration précise du temps afin de sécuriser la personne autiste. Partagé par quatre résidents à la fois, chaque atelier dure une à deux heures. L’équipe éducative veille alors à ce qu’aucun des participants ne se retrouve livré à lui-même.
Charles a participé à l’atelier potager, puis a enfourché un vélo. Pendant ce temps, d’autres ont collaboré à l’atelier « vie quotidienne ». Les objectifs sont très pratiques : comment mettre la table, comment nouer ses lacets, balayer… L’atelier « esthétique ou beau gosse » sous son intitulé décalé permet aux personnes accueillies de travailler sur leur image. Pour un certain nombre de participants à l’atelier, se reconnaître dans un miroir est une véritable découverte. Souvent les personnes autistes peinent à s’associer à l’image que leur renvoie une glace. Pour tous, l’atelier ouvre un espace qui a trait à la santé et à l’esthétique. C’est en cela que l’hygiène corporelle, l’harmonisation des couleurs des vêtements, le maquillage constituent des ingrédients de l’atelier.
Goûter le plaisir au quotidien
Des ateliers contes, chants, modelage et musique sont mis en place pour éveiller les sensations douces favorables à la communication.
Au dehors de la cité, l’équithérapie, les arts du cirque, le bowling, la maison des arts de la ville, la piscine ouvrent les adultes à une vie citoyenne. « Le courage qui anime les éducateurs se transmet souvent aux jeunes adultes qui en ont bien besoin. Ils se sentent soutenus et apprennent le plaisir dans le quotidien de leur vie difficile » témoigne Madame Jaulin, maman d’une jeune femme accueillie à la cité.
Le travail au quotidien auprès des personnes autistes nécessite des facultés d’observation et de déduction importantes, même si les familles sont une aide précieuse dans la connaissance de leur adulte. « C’est d’autant plus vrai quand il n’y a pas d’accès à la parole, ce qui est le cas pour la plupart d’entre eux », explique Riad, chef de service éducatif à la cité.
