Tous attendent avec impatience et curiosité ce que Gilles va leur faire cuisiner aujourd’hui. « Cet atelier a été conçu pour restituer les savoir faire et le plaisir de se faire à manger aux personnes hébergées qui allaient être relogées ou qui ont des problèmes de santé » explique Nathalie Pfeiffer, coordinatrice du projet. A raison de 4 séances de 5 heures, les personnes inscrites apprennent les techniques de cuisine, à faire les courses, à imaginer un menu équilibré.
La cuisine, c’est de la chimie

« Chimie des ingrédients, de la diététique, des plaques électriques, mais aussi chimie des personnalités » relève avec humour Gilles, notre bénévole gastronome. C’est avec ces composantes qu’il propose à chacun d’officier pour réaliser le menu du jour. Aujourd’hui, carottes glacées, blanquette de veau à l’ancienne, tiramisu pour terminer en beauté. Oumar a l’œil qui pétille : « Je viens ici, car je ne peux plus exercer mon métier de cuisinier , mais je ne veux pas perdre la main. »
La pratique, gage de la réussite
Après le choix du menu équilibré et savoureux, un planning est établi pour que tout soit prêt à l’heure dite. Comme dit Philippe « je ne pensais pas que faire la cuisine prenait autant de temps. » Gilles en profite pour rappeler que la réussite tient aussi dans la pratique régulière. Pas question pour nos apprentis de s’endormir sur leurs lauriers. D’autant qu’à la fin de l’atelier, une évaluation est faite sur les acquisitions de chacun. Gilles transmet ensuite les recettes élaborées ensemble pour une mise en œuvre chez soi !
La « faim » justifie les moyens, à 13h, malgré des plaques électriques capricieuses, nous dégustons avec bonheur, les plats préparés.