Quel plaisir de supporter l’équipe de France et de se sentir investis d’une mission ! A n’en pas douter, l’équipe de Notre-Dame a le sentiment que l’équipe de France a apprécié ses encouragements. « L’équipe de France m’a surpris. J’ai trouvé qu’elle jouait bien », confie l’un des participants. Cela devient une habitude pour la cité de la rue de la Comète, un des joueurs de Notre-Dame a intégré la sélection nationale pour la fameuse Homeless World Cup. A force d’entraînements et de matchs, cette récompense vient couronner une année d’entraînement riche en rencontres sportives et humaines.
Et pourquoi pas nous ?
Dans un tel contexte, l’organisation de la coupe du monde sur le vieux continent rendait obligatoire une virée transalpine. Supporter l’équipe de France était certes le premier objectif du voyage. Découvrir Milan et son patrimoine, réaliser une exposition photo/vidéo de l’évènement achevaient de donner du sens au voyage.
Séduite par le projet, l’Agence nationale des chèques vacances a largement contribué financièrement au succès de l’opération. Une braderie du type "vente de l’ancien mobilier de la rue de la Comète" et une vente de muguet ont permis de boucler le budget. Soutenus par la mairie du 7ème arrondissement, les participants se sont fait fort de rassembler chacun 150 € pour être du voyage.
S’investir et aller de l’avant
L’ensemble des membres de la délégation s’est investi dans l’activité football proposée par l’association. On compte 8 personnes accueillies rue de la Comète, un jeune de la rue Bénard et un résident de la cité André Jacomet. Outre les travailleurs sociaux, l’équipe est complétée par la présence d’une bénévole. Natacha qui anime chaque semaine un atelier d’arts plastiques dans l’association a proposé de mettre ses talents de polyglotte au service du projet.
Aller au grès des rues milanaises ou fouler les bords du le lac de Côme à des kilomètres de Paris a quelque chose du pari. « Moi me faire monter dans un bateau ? Jamais ! Mais je voulais voir le lac de Côme, cette balade sur l’eau m’a rappelé les Antilles ». Pour beaucoup, le périple a quelque chose de la rupture avec le train-train quotidien, l’isolement.
Se donner beaucoup de force pour l’avenir
« Le soleil que nous avons eu en Italie pendant une semaine, reste dans mon cœur. Ça change les idées, cela donne beaucoup de force pour l’avenir. Maintenant je rêve d’une autre vie ». Chacun se doit d’aller de l’avant, de s’investir, découvrir encore et encore. C’est avec de tels projets que des liens se tissent et que chacun en revient avec de jolis souvenirs plein les yeux et l’esprit. C’est aussi grâce à ce type de rencontre que des personnes qui se croisent tous les jours au restaurant ou dans l’escalier finissent par se saluer avec plaisir.
Une exposition est programmée pour la fin de l’année. Celle-ci portera quelques convictions fortes : « le danger c’est de se replier sur soi même. Les vertus du voyage c’est de nous être ouverts sur l’extérieur ».