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Cité Myriam

Ouverte initialement (1954) pour accueillir des jeunes travailleurs issus d’Afrique de Nord, la cité s’est peu à peu transformée en CHRS [1] pour hommes seuls.

Avec une capacité de 106 places en hébergement dans des chambres de 2 lits et 8 appartements pour 20 places à l’extérieur, la cité a ouvert d’autres accueils en fonction des spécificités des publics rencontrés.


2 pôles d’intervention

Urgence-logement :
• Accueil solidaire de Montreuil : accueil d’urgence en lien avec le « 115 » (hommes et/ou femmes) et chambres d’hôtels pour personnes isolées ayant un travail et sans domicile ;
• Centre d’hébergement de stabilisation « les Rosières » : pour familles (hébergement jusqu’à 2 mois) en lien avec le « 115 » ;
• Centre d’hébergement d’urgence de la fédération : pour familles sans domicile (15 jours renouvelables) en lien avec le « 115 » et la Mairie de Montreuil ;
• Logements passerelles [2] ;
• Accompagnement social lié au logement (ASLL) [3].

Médico-social :
• Appartements de coordination thérapeutique [4], « Mod’si » : pour toute personne atteinte par le VIH et autres pathologies graves et en situation de précarité sociale ;
• Maison-relais [5] – résidence accueil : pour personnes en souffrance psychique (8 places maison-relais personnes souffrant d’isolement et 6 places en lien avec le secteur psychiatrique).

Pédagogie

- Accompagner les personnes accueillies pour les aider à progresser dans leur autonomie et leur insertion. Les mesures mises en œuvre : accueil et écoute ; suivi médical et éducation à l’hygiène et à la santé ; aide administrative ; économie familiale, suivi de budget ; insertion professionnelle.
- Rechercher des logements et soutenir à la réinsertion : vie sociale, activités collectives (atelier gourmand, atelier informatique, atelier théâtre), participation aux tâches de la cité ; revalorisation de l’image de soi et re-dynamisation par l’organisation d’ateliers d’adaptation à la vie active (cuisine, entretien, bâtiment) ; accès aux loisirs et à la culture.
- Soutenir dans les démarches d’ouverture des droits, d’accès aux soins et de recherche de solutions d’hébergement et rappel des droits et devoirs, notamment pour tout ce qui touche au logement.
- Favoriser l’accès au logement dans le cadre des logements passerelles et permettre le maintien dans le logement (Fonds de Solidarité Logement).
- Coordonner les prises en charge médicales, psychologiques et sociales : pour des personnes touchées par le VIH accueillies en ACT et pour des personnes précarisés en souffrance psychique accueillies en maison-relais-résidence accueil.

Notes

[1] Centre d’hébergement et de réinsertion sociale. Ces hébergements sont le plus souvent collectifs, mais parfois aussi consistent en petits appartements. Les personnes ou familles qui y hébergées sont bénéficient d’un accompagnement social particulièrement régulier et complet (intégrant souvent l’aide à la recherche d’emploi), grâce aux travailleurs sociaux du centre.

[2] Logement passerelle. Ce sont des appartements, appartenant au Secours Catholique ou loués, dans lesquels nous logeons temporairement des personnes ou familles accompagnées par nos bénévoles. Elles peuvent ainsi se réhabituer à la gestion d’un appartement (paiement d’un loyer modéré, intégration dans un immeuble, etc..) dans l’attente d’un logement durable.

[3] Accompagnement social lié au logement (ASLL). Cette mesure est destinée aux personnes qui, confrontées à un cumul de difficultés financières et d’insertion sociale, rencontrent des problèmes particuliers pour accéder à un logement décent ou à s’y maintenir. Ces personnes font l’objet d’un soutien socio-éducatif spécifique pour permettre l’élaboration et la conduite d’un projet " insertion/logement ". Les demandeurs peuvent être propriétaires occupants impécunieux, accédants à la propriété en difficultés, locataires, sous-locataires ou résidents. L’ASLL prend la forme d’un accompagnement individualisé contractualisé. La mission d’accompagnement peut porter sur les points suivants : aider et accompagner dans la recherche et l’accès à un logement autonome, construire un processus d’accès à un logement adapté, aider à la gestion budgétaire pour le maintien dans le logement, prévenir un risque d’expulsion locative...

[4] Appartements de coordination thérapeutique. Structures qui hébergent à titre temporaire des personnes en situation de fragilité psychologique et sociale et nécessitant des soins et un suivi médical. Fonctionnant sans interruption, de manière à optimiser une prise en charge médicale, psychologique et sociale, ils s’appuient sur une double coordination médico-sociale devant permettre l’observance aux traitements, l’accès aux soins, l’ouverture des droits sociaux (allocation aux adultes handicapés, revenu minimum d’insertion...) et l’aide à l’insertion sociale. Les appartements de coordination thérapeutique offrent à la fois une coordination médicale et psychosociale.

[5] Maison relais. Celle-ci est destinée à l’accueil de personnes à faible niveau de ressources, dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde, et dont la situation sociale et psychologique, voire psychiatrique, rend impossible à échéance prévisible leur accès à un logement ordinaire. Les maisons relais s’adressent de manière privilégiée aux personnes fréquentant ou ayant fréquenté de façon répétitive les structures d’hébergement provisoire et qui ne relèvent pas des structures d’insertion de type CHRS ni d’un logement autonome.

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